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The restitution has been officially confirmed. We finally secured the justice we fought for.

May 18, 2010

Restitution de la dette de l'Indépendance pour la Reconstruction d'Haiti... Pétition citoyenne internationale

Restitution de la dette de l'Indépendance pour la Reconstruction d'Haiti... Pétition citoyenne internationale

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Started by Anonymous 16 years, 5 months ago

Chers amis,

 

Vous trouverez ci-dessous la pétition (en français, en créole et en anglais) Restitution de la dette de l’Indépendance pour la Reconstruction d’Haïti. Une première version a été déposée le 7 avril 2010 (en commémoration de la mort de Toussaint Louverture) auprès du gouvernement français, suite à la visite du Président  Nicolas Sarkozy en Haïti le mercredi 17 février 2010.  Jusqu`à la restitution effective des fonds extorqués, d`autres dépôts vont suivre...

 

Par ailleurs de grandes figures intellectuelles ont déjà signé la pétition comme :

27.- Etienne Balibar, Professeur émérite de Philosophie morale et politique de l’Université de Paris X - Nanterre.

28.- Stéphane Douailler, Professeur Philosophie à l’Université Paris 8

50.- Edgar Morin (Directeur de recherches émérite CNRS), 

57.- Antonia Birnbaum, Maître de conférences en Philosophie allemande moderne et contemporaine

59.- Lucien Sève, philosophe, Ancien membre du Comité consultatif national d’éthique;

62.- Éric Alliez (Professor of Contemporary French Philosophy, Centre for Research in Modern European Philosophy Middlesex University London );

98.- Patrick Savidan, Professeur des universités, Université de Poitiers (France), Président de l'Observatoire des inégalités;

100.- Etienne Tassin, Professeur de philosophie politique, Université Paris Diderot, Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques ;

121.- Jean-Christophe Goddard, Professeur des Universités ; coordonnateur du consortium du Master Erasmus Mundus EuroPhilosophie;

130.- Emmanuel Renault, philosophe, maître de conférences à l'ENS de Lyon & Directeur de la Revue Marx Actuel ;

237.- Huguette Dagenais, Anthropologue,  Professeure retraitée à l’Université Laval/ Responsable de la Chaire des Études sur la Condition des femmes ;  

240.- Miguel Abensour, Professeur émérite de philosophie politique à l'Université de Paris VII, Ancien président du Collège International de Philosophie ;

268.- Jacques Bidet, professeur émérite, Université de Paris-X Nanterre ;

274.- Antonio Negri, Professeur de philosophie politique et homme politique italien ;

276.- Louis Sala-Molins, Professeur émérite de philosophie politique à l'Université de Paris I et de Toulouse;

277.- Jean-François Kervégan, Professeur à l’Université Paris 1/Panthéon-Sorbonne, Directeur de NoSoPhi, composante de « Philosophies contemporaines » (EA 3562), Membre du Directoire (Vorstand) de la Internationale Hegel-Vereinigung depuis 2007;

278.- Alain Renaut, Professeur de philosophie politique et d'éthique à l'Université de Paris-Sorbonne et à l'Institut d'études politiques de Paris ; Directeur de l'Observatoire européen des politiques universitaires;

397.- Michael Löwy, directeur de recherches émérite au CNRS;

499.- Peter Hallward, Professeur de philosophie à l’Université du Middlesex, et auteur de Damming the Flood: Haiti, Aristide, and the Politics of Containment;

550.- Ramon Grosfoguel Professeur, Department of Ethnic Studies, University of California at Berkeley ;

588.- Éric Méchoulan, Professeur de philosophie à l’Université de Montréal, Collège International de philosophie;

594.-  Houria Bouteldja, Porte parole du Mouvement des Indigènes de la République    

 

En 2003, à la veille de la célébration du Bicentenaire de l’Indépendance d’Haïti, une demande en ce sens avait été formulée, le Président français d’alors, M. Jacques Chirac, profitant des dissensions internes, lui avait opposé une fin de non-recevoir.  

 

Aujourd’hui devant l’urgence de la situation que connait Haïti suite au séisme du 12 janvier 2010, cette question doit être remise sur le tapis.

 

D’ici au 7 avril 2010 qui ramène le 207ème anniversaire de la mort de Toussaint Louverture en France, nous avons besoin de réunir un nombre significatif de signatures pour que la pétition puisse être déposée par devant les autorités Françaises. Votre signature est fondamentale car elle peut faire la différence.

 

Une fois que vous aurez apposé vos noms et prénoms au bas de cette pétition, nous vous prions de la faire circuler dans vos réseaux à partir de votre courrier, en nous mettant en copie conforme, à l'adresse e-mail suivant: [email protected] ou directement à partir du lien :

 

http://www.ipetitions.com/petition/restitution_1825_reconstruction_haiti_2010/

 

Merci pour votre collaboration et cordiales salutations.

 

Restitution de la dette de l’Indépendance pour la Reconstruction d’Haïti.

Pétition internationale citoyenne à l’occasion de la visite en Haïti

du Président de la République française Nicolas Sarkozy.

 

Depuis le 12 janvier 2010, suite au terrible séisme qui a ravagé Haïti et fauché la vie de plus de 200.000 personnes, le malheur d’Haïti est porté au devant de la scène internationale. Passées l’émotion forte et la compassion des premiers moments, il faut penser à la reconstruction d’Haïti et surtout aux moyens financiers à mobiliser en vue de cette reconstruction. Les premières estimations avancent le chiffre d’une dizaine de milliards de dollars pour une première relance. Où le pays va-t-il trouver ces fonds ?

 

Le président français, Nicolas Sarkozy, sera en Haïti le 17 février prochain. Première visite d'un chef d’État français sur le sol d’Haïti depuis son indépendance, c’est l'occasion de revenir sur le sujet de la restitution de la dette de l’indépendance crucial, tant pour Haïti (ancienne colonie française qui fut son grenier durant tout le 17eme et le 18eme siècles) et la France que pour l’Humanité tout entière.

 

De manière systématique, les médias occidentaux se plaisent à rappeler à la face du monde qu’Haïti, ancienne colonie française et premier État Noir du monde, est le pays le plus pauvre de l’Hémisphère, sans expliquer les causes profondes de cette pauvreté.

 

Haïti est le deuxième pays indépendant d’Amérique après les États-Unis en 1776. Ironie du sort, le premier est aujourd’hui économiquement le plus puissant de la planète ; le second est le plus pauvre du continent. Cela n’est pas le résultat d’une fatalité ni d’une malédiction.

Après avoir subi les affres de l’esclavage et du colonialisme de 1492 à 1803, au cours de la première moitié du 19e siècle et jusqu’en 1946, la jeune nation haïtienne a été contrainte de payer un tribut à  la France pour être reconnue par la communauté internationale esclavagiste et colonialiste à l’époque.

 

Ce tribut, fixé d’abord à 150.000.000,00 Francs or, par la suite réduit à 90 millions, a été versé jusqu’au dernier centime par la premier État Noir à la patrie des Droits de l’Homme. Que cela soit au point de vue économique, social, voire écologique, les conséquences de cette dette odieuse et colossale sur le développement du pays ne sont plus à démontrer. Tous les historiens s’accordent à dire que cette rançon imposée par le fort au faible a hypothéqué  le devenir haïtien. Par la suite, des jeux de l’impérialisme et du racisme blanc, l’île, jadis, la plus riche et la plus prospère sombra dans la misère et dans l’incapacité de construire une économie florissante.

 

Comme l’écrivait déjà en janvier 2004 Louis-Philippe Dalembert, la France n’est pas sortie grandie de cette dette immorale et inique. Ainsi, aujourd’hui plus que jamais, alors qu’Haïti est à nouveau à la croisée des chemins de la reconstruction nationale, la nécessaire question de la Restitution de la dette de l’indépendance, déjà soulevée en 2003, est à l’ordre des priorités pour donner à cette République de la Caraïbe un nouveau départ.

 

Aujourd’hui, plutôt que de miser sur les hypothétiques investissements de capitaux étrangers ou sur les prêts du FMI ou de la Banque Mondiale et sur la raison mercantile capables de redynamiser l’économie haïtienne et de favoriser la reconstruction du pays, il nous semble nécessaire d’exiger de la France qu’elle rembourse à Haïti la rançon équivalent à 21 milliards (estimation en USD, 2004) qu’elle a reçue de 1825 à 1946. 

 

Il ne fait aucun doute que la restitution de ces fonds pourrait constituer un complément substantiel à la politique de reconstruction et de développement d’Haïti. Avec cet argent, la nation haïtienne pourra ériger des écoles, des hôpitaux, des logements sociaux respectant des normes parasismiques, des universités. Des infrastructures de communication, des routes, des ponts, des barrages, des canaux d’irrigation, des centrales électriques à énergie renouvelable pourraient être réalisés. On pourrait enfin envisager sérieusement la relance de l’économie nationale: recapitalisation de la paysannerie, de l’artisanat, de l’agro-industrie, et de l’industrie locale pour redynamiser le marché national, la nourriture deviendrait abondante et l’idéal de sécurité alimentaire serait atteint...

 

Voila pourquoi nous exigeons la restitution de la rançon payée par Haïti à  la France pour la reconnaissance de son indépendance à partir de 1825. Comme cela a été déjà signalé, cette somme est due par la République de France à  la République d’Haïti. Il s’agit maintenant de discuter des formes de remboursement.

 

Dans la grande tradition révolutionnaire des 18e et 19e siècles, la République française a toujours manifesté une volonté d’être à l’avant-garde de l’histoire humaine universelle ! Que cela soit l'occasion de la mettre à l'épreuve de son passé colonial esclavagiste et de sa volonté de rupture avec cette partie sombre de son Histoire.

 

En restituant à Haïti ces fonds injustement spoliés, la France peut aider Haïti à reprendre en main sa destinée et à mettre fin, en toute autonomie et dans la dignité, à l’insupportable souffrance, et ce sans avoir pour cela à liquider son histoire, son héritage et sa fierté. Ce ne sera que justice !!!

 

Lafrans ! Remèt Ayiti Lajan dèt Endepandans la pou rekonstriksyon peyi a!

Petisyon entènasyonal sitwayen nan okazyon vizit

Prezidan Franse a, Nicolas Sarkozy, nan peyi Dayiti

Vizaj malè Ayiti blayi devan lemonn antye apre tè a te fin tranble nan dat 12 janvye 2010. Fenomèn nan kite sou wout li plis pase 200.000 kadav. Apre sezisman ak kè kase, li lè li tan pou ayisyen chita pou planifye kijan ak sitou ak ki mwayen y ap itilize pou rekonstwi peyi a. Dapre premye estimasyon yo, Ayiti bezwen pou pi piti anviwon yon dizèn milya dola vèt. Kote peyi a pral jwenn lajan sa a?

Prezidan franse a, Nicolas Sarkozy ap vizite Ayiti nan dat 17 fevriye 2010.. Se premye fwa yon prezidan franse ap pile tè peyi Desalin nan depi endepandans Ayiti. Se moman kle pou ayisyen remete sou tab diskisyon kesyon remèt lajan Ayiti te blije bay pou yo te ka rekonèt endepandans la. Se yon sijè ki enpòtan ni pou Ayiti (ansyen koloni ki te pwodwi anpil pou Lafrans pandan 2 syèk -17èm ak 18èm), ni pou Lafrans li menm ni pou lemonn antye. 

Laprès nan gwo peyi yo pran anpil plezi e yo pa neglije raple Ayiti se yon ansyen koloni peyi Lafrans, epi premye Eta Nwa yo te janm fonde, se peyi ki pi pòv nan emisfè a, san yo pa bay okenn esplikasyon sou sa k lakoz mizè a.

Ayiti se dezyèm peyi endepandan nan kontinan Amerik la apre Etazini nan lane 1776. Men se menm Etazini sa a ki peyi ki pi byen pòtan ekonomikman sou planèt la. E Ayiti se peyi ki pi pòv nan kontinan an. Se pa paske Ayiti gen madichon dèyè l osnon paske l pa gen chans.

Apre sistèm esklavajis epi kolonyalis la fin manje peyi a jis nan zo soti lane 1492 rive lane 1803, pandan premye mwatye 19èm syèk la e jouk nan lane 1946, Lafrans te peze kou Ayiti ki te blije peye l yon makòn lajan dekwa pou kominote entènasyonal esklavajis epi kolonyalis la te ka rekonèt endepandans li a nan epòk sa a.

Lafrans, te egzije 150.000.000,00 fran lò ; men Premye Eta Nwa a te rive negosye pou peye 90 milyon. Jouk jounen Jodi-a, Peyi Dayiti pote aklè nan figi l mak kalite kout ponya sa a sou tout plan, ekonomik, sosyal e menm sou plan ekolojik. Tout istoryen rekonèt manman lajan sa a te ipoteke davans lavni pèp ayisyen an. Fò nou ajoute teyat gwo peyi enperyalis ak gwo blan rasis yo lakòz yon zile ki te pi rich, tonbe dwat dirèk nan lamizè e pa gen kapasite pou l mete ekonomi l sou pye.

Tankou Louis-Philippe Dalembert te ekri sa nan mwa janvye 2004, Lafrans vin lèd anpil lè l touche lajan dèt imoral ak malonèt sa a li fè Ayiti peye a. Konsa, jodi a, poutèt Ayiti twouve l nan kafou pou rekonstriksyon nasyonal la yon fwa ankò, li nesesè pou kesyon remèt lajan peyi a te peye pou lendepandans la, yon pawòl ki te pale nan lane 2003, tounen sou tab diskisyon yo kòm priyorite pou Repiblik Karayib la ka repran wout devlopman.

Jodi a, pase pou Ayiti al mize sou bèl pwomès gwo envestisman etranje, pase pou peyi a al fè dèt nan FMI ak Bank Mondyal, pase pou peyi a al antre nan yon lojik komèsyal peze souse kote se fè pwofi ki sèl kòk chante, kòmkwa sa te ka ede rekonstwi peyi a, li parèt klè, Ayisyen dwe egzije Lafrans remèt Ayiti lajan endepandans la, anviwon 21 milya dola ameriken dapre estimasyon ki te fèt nan lane 2004. Yon lajan Lafrans te peze kou Ayiti pou l pran ant lane 1825 ak 1946.

Pa gen dout nan sa, lajan sa a ka sèvi nan rekonstriksyon ak devlopman Ayiti. Ak lajan sa a, nasyon ayisyèn nan ka rive konstwi lekòl, lopital, lojman sosyal ki ka reziste anba sekous katastwòf natirèl tankou tranblemanntè. Ak lajan sa a, Ayiti ka gen bonjan enfrastrikti kominikasyon, wout, pon, baraj, kanal irigasyon, santral elektrik pou eneji renouvlab. Ayiti ka chita, yon fwa pou tout, pou anvizaje kouman l ap rive relanse ekonomi nasyonal la nan pèmèt lajan sikile nan men peyizan yo, pou devlope atizana, agwoendistri, endistri lokal. Sa ka bay mache nasyonal la jarèt. Konsa Ayisyen pap swete manje vant plen nan rèv je klè sèlman…

Se pou sa nou mande pou Lafrans remèt Ayiti lajan li te fòse l peye pou endepandans la - yon lajan Ayiti te komanse peye nan lane 1825. Jan nou deja di sa, Lafrans dwe Ayiti lajan sa a. Li lè pou nou jwenn kouman Lafrans ap remèt lajan sa a.

Nan tradisyon revolisyonè syèk pase yo – 18èm ak 19èm, Lafrans te toujou kouri parèt tèt li kòm peyi ki pote lamayòl nan listwa limanite! Se moman pou Lafrans bay siy li koupe fache ak karaktè kolonyalis epi esklavajis li genyen ; Istwa Lafrans gen prèv karaktè sa a.

Se lè Ayiti rive jwenn lajan sa a, yon lajan Lafrans te peze men l pran, Lafrans ap bay siy li vle ede peyi a pran destine l anmen toutbon, tankou granmoun epi tou ak diyite. Lè sa a, soufrans ap kaba nan peyi Dayiti san pitit Desalin yo p ap oblije likide istwa yon peyi ki gen anpil fyète. Se sa n ap rele Jistis!!!

 

Restitution of the independence debt to finance the reconstruction of Haiti

International petition on the occasion of the visit of Nicolas Sarkozy to Haiti, President of the French Republic

Since the devastating earthquake of January 12, 2010 that killed more than 200, 000 people, Haiti is once again the focus of international attention. Beyond the tremendous compassion showed by the international community, the issue of the reconstruction of Haiti and particularly the question of how to finance this reconstruction remains the main concern.  An early assessment evaluates the launching of the nation’s rebuilding to cost about 10 billion dollars. Where will the impoverished nation raise these funds?

The French president, Nicolas Sarkozy, will be visiting Haiti on February 17, 2010. This is the first time a French president will visit Haiti since the independence and the creation of the State of Haiti. In this particular occasion, it is critical for Haiti (as a former French colony and the pride of the French trade power along the 17th and the 18th centuries) and for the sake of human rights and global justice, to address the issue of restitution of the independence debt of the former slaves.

As the second independent nation in the Americas after the United States , Haiti is the poorest nation while the United States is the most powerful. Systematically and as an anthem, western Media reinforces this thinking. However, the critical question of how the wealthiest former French colony, the first black Republic in the world, became the hemisphere’s poorest country is missing from the discourse.

The dramatic situation of Haiti after two centuries of independence is not the result of any fate or curse. Haiti ’s backwardness is, on the one hand, the result of the horrors of enslavement and colonization from 1492 to 1803. In addition, after its independence, Haiti was forced to pay a horrific tribute in order to be recognized as a free nation by the great powers of the colonialist and slavery period.

This tribute, set initially at 150 000 000 gold Francs, was finally reduced to 90, 000, 000 and was paid until the last cent by the first black post-slave Republic to the “homeland” of human rights. This huge and indecent tribute paid to France , has stunted the young free nation commercially and economically, and destroyed it ecologically and socially. Many historians have demonstrated that this ransom imposed by the strong on the weak compromised the future the weak. Then, imperialism and racism turned the first major fight for freedom in the new world into the most abject misery.

As Louis-Philippe Dalambert (2004), a major Haitian author stressed, France does not have any glory to have imposed such an immoral and unjust debt to Haiti . In this respect, it is of the upmost importance that France returns to the suffering nation the money it took unjustly from the former slaves. While Haiti is facing the most critical moment for its national reconstruction, the restitution of the independence debt is the most legitimate request that Haiti can formulate.

Thus, instead of banking on the hypothetical foreign investments in Haiti or waiting for the loans from the IMF and the World Bank or again, betting on the mercantile rationale for the reconstruction of the country, We, the Haitian people, request solemnly from France the reimbursement of 21 billion (estimated in 2004 USD) as equivalent to the ransom given to France from 1825 to 1946.

The restitution of this money is considered for the Haitian people as a corner stone for any policy of development and reconstruction. With these funds, we will be able to build schools, hospitals, homes, universities; all in regards to the anti-seismic norms of construction.  Also, we will be able to build road infrastructures, bridges, canals for irrigation, and electric centrals with renewable energy; rebuild the national economy, invest in rural development and agro-industry in order to assure definitely food security in Haiti . 

For all these reasons, we, the Haitian people, request from France the restitution of the money owed to Haiti . This money shall be return by the Republic of France that cashed the money from 1825 to 1946, to the Republic of Haiti that paid the money for the period mentioned. The two republics will discuss of the terms of the reimbursement.

During the revolutionary period of the history of modernity (18th and 19th centuries), France always positioned itself as avant-garde of the modern consciousness. The tragic situation of Haiti and the solemnest request of the Haitian people to repay the money owed to the poor republic, offers to the French republic a great opportunity to repair its historic involvement in what is “a crime against humanity.”

Towards this gesture of reimbursement to Haiti, France will not only redeem itself from its participation in the crime against humanity, but also will have the opportunity to really demonstrate the friendship it claims to have for the suffering nation of former slaves who invented freedom for the entire humanity beyond the considerations of race.  

Haiti Claims justice.

 

Suivent les signatures :            

Updates

February 28, 2010

Two hundred and fifty signatures reached. The momentum is building for justice.

Reached 250 supporters

February 27, 2010

Reached 100 supporters

February 17, 2010

February 15, 2010

We are approaching the first hundred signatures. Keep pushing to break through this milestone.

6 Comments

J
Jean Garcia
16 years ago Featured

C'est une honte que ce pays souffre encore a cause d'une dette imposée il y a si longtemps. Rendre l argent maintenant.

L
Lucie Yang
16 years ago Featured

Soutien total pour la restitution. c est une dette morale et economique qui doit etre effacee.

M
Marie Newman
16 years ago Featured

Il est temps de réparer cette injustice historique. La France doit enfin rembourser ce qui a été volé au peuple haïtien.

S
Sophie Collins
16 years ago Featured

on ne peut pas ignorer l histoire. merci de porter ce projet c est indispensable pour l avenir de l ile.

M
Marc Todd
16 years ago Featured

C'est le moment de rendre la monnaie. Assez de silence sur ce dossier.

P
Pierre Harris
16 years ago Featured

Enfin une initiative qui a du sens. Justice pour Haïti!

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