En effet, les prochaines élections présidentielles s’annoncent paradoxales : jamais –sans doute depuis la France de Vichy – dans le temps d’une présidence, la France n’a été autant malmenée, et pour autant il n’est pas acquis que les urnes chassent celui qui, pendant ces cinq dernières années, aura incarné et mené au pas de charge une politique aussi brutale de destruction sociale et économique, dépouillant la grande majorité des citoyens pour conforter les plus nantis, octroyant à ceux-ci des privilèges exorbitants, grâce notamment à une fiscalité férocement inégalitaire qui n’est pas sans rappeler celle d’Ancien Régime. Les deux dernières décennies avaient sacralisé l’entreprise, le quinquennat qui s’achève a d’entrée de jeu sanctifié la richesse, celle de quelques-uns, avec un rare cynisme, non sans flanquer au passage cette déification de l’argent, d’un discours moralisant, populiste, liberticide et aux relents fortement xénophobes. Le travail humain violenté par l’arme de destruction massive du chômage, les impératifs financiers du profit et des techniques de management inhumaines est aujourd’hui brimé, limité, précarisé, emprisonné dans la camisole de force imposée par la «concurrence, libre et non faussée» de traités européens qui organisent la lutte de tous contre tous et favorisent la domination des riches et les replis nationalistes. L’éducation, chevillée à la culture, toutes deux vecteurs essentiels d’émancipation individuelle et collective, ont particulièrement souffert dans la période, et se sont trouvées ensemble en première ligne de mire de la RGPP. Sans doute parce qu’elles sont conjointement suspectes, en raison de leurs capacités communes à éveiller les sensibilités et les intelligences du monde, d’engendrer le refus de voir se transformer la fête du vivant en cauchemar. Ce paradoxe, nous le devons à la droite au pouvoir depuis 10 ans, mais aussi aux renoncements de la «gauche de gouvernement» sociale et libérale, parce que monopolisée par un PS en perte d’identité et de sens, et aux désillusions qu’ils ont engendrées. Au moment où rien de neuf ne se fera sans faire tomber le «mur de l’argent», cela aussi doit être regardé avec lucidité et intelligence. Lucidité dans notre engagement à ouvrir une alternative majoritaire de progrès avec le Front de gauche car nous voulons briser la soumission aux lois des marchés financiers, préalable indispensable pour enrayer la mise à sac des vies humaines et de la planète. Intelligence aussi de ne pas répéter le passé en refusant les chèques en blanc d’ententes électorales prématurées que voudrait dicter un bipartisme sclérosant pour une démocratie digne de ce nom. Le Front de Gauche rompt aussi avec les isolements partisans, car il est de par sa nature même un rassemblement qui demande à être prolongé. Il ne peut que s’enrichir d’un élargissement à de nouvelles forces dans les seules limites du maintien de son horizon émancipateur. Attendre l’alternance de «gauche», c’est bien la moindre des choses. Mais nous serions impolis et amnésiques, si nous n’y participions pas pour construire la victoire d’une alternative politique de gauche quand «l’inaccompli bourdonne d’essentiel». Daniel Muringer, Artiste, Syndicaliste de la culture. Joseph Siméoni, Professeur agrégé d’histoire, Syndicaliste de l’éducation nationale. Je signe l'appel "La gauche fait Front" :
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avril 4, 2012
The feedback received through this platform underscores a profound national desire for a genuine political alternative. Our ongoing discussions with local representatives confirm that this collective initiative is being noted by those in positions of influence. We continue to refine our strategy to ensure that the priorities of our supporters remain at the center of the current debate.
A atteint 100 soutiens
avril 4, 2012
6 Comments
BRAVO. Mélenchon est le seul qui parle vrai pour nous les ouvriers.
Tout à fait d accord. Il faut reprendre notre destin en main et sortir de cette logique de profit.
Le rassemblement est la seule solution face au rouleau compresseur financier. Go 68 !
Trop de casse sociale. Il est grand temps d avoir une vraie politique de gauche pour le peuple.
Enfin une unite claire pour les travailleurs. La politique liberale nous tue a petit feu.
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En effet, les prochaines élections présidentielles s’annoncent paradoxales : jamais –sans doute depuis la France de Vichy – dans le temps d’une présidence, la France n’a été autant malmenée, et pour autant il n’est pas acquis que les urnes chassent celui qui, pendant ces cinq dernières années, aura incarné et mené au pas de charge une politique aussi brutale de destruction sociale et économique, dépouillant la grande majorité des citoyens pour conforter les plus nantis, octroyant à ceux-ci des privilèges exorbitants, grâce notamment à une fiscalité férocement inégalitaire qui n’est pas sans rappeler celle d’Ancien Régime. Les deux dernières décennies avaient sacralisé l’entreprise, le quinquennat qui s’achève a d’entrée de jeu sanctifié la richesse, celle de quelques-uns, avec un rare cynisme, non sans flanquer au passage cette déification de l’argent, d’un discours moralisant, populiste, liberticide et aux relents fortement xénophobes. Le travail humain violenté par l’arme de destruction massive du chômage, les impératifs financiers du profit et des techniques de management inhumaines est aujourd’hui brimé, limité, précarisé, emprisonné dans la camisole de force imposée par la «concurrence, libre et non faussée» de traités européens qui organisent la lutte de tous contre tous et favorisent la domination des riches et les replis nationalistes. L’éducation, chevillée à la culture, toutes deux vecteurs essentiels d’émancipation individuelle et collective, ont particulièrement souffert dans la période, et se sont trouvées ensemble en première ligne de mire de la RGPP. Sans doute parce qu’elles sont conjointement suspectes, en raison de leurs capacités communes à éveiller les sensibilités et les intelligences du monde, d’engendrer le refus de voir se transformer la fête du vivant en cauchemar. Ce paradoxe, nous le devons à la droite au pouvoir depuis 10 ans, mais aussi aux renoncements de la «gauche de gouvernement» sociale et libérale, parce que monopolisée par un PS en perte d’identité et de sens, et aux désillusions qu’ils ont engendrées. Au moment où rien de neuf ne se fera sans faire tomber le «mur de l’argent», cela aussi doit être regardé avec lucidité et intelligence. Lucidité dans notre engagement à ouvrir une alternative majoritaire de progrès avec le Front de gauche car nous voulons briser la soumission aux lois des marchés financiers, préalable indispensable pour enrayer la mise à sac des vies humaines et de la planète. Intelligence aussi de ne pas répéter le passé en refusant les chèques en blanc d’ententes électorales prématurées que voudrait dicter un bipartisme sclérosant pour une démocratie digne de ce nom. Le Front de Gauche rompt aussi avec les isolements partisans, car il est de par sa nature même un rassemblement qui demande à être prolongé. Il ne peut que s’enrichir d’un élargissement à de nouvelles forces dans les seules limites du maintien de son horizon émancipateur. Attendre l’alternance de «gauche», c’est bien la moindre des choses. Mais nous serions impolis et amnésiques, si nous n’y participions pas pour construire la victoire d’une alternative politique de gauche quand «l’inaccompli bourdonne d’essentiel». Daniel Muringer, Artiste, Syndicaliste de la culture. Joseph Siméoni, Professeur agrégé d’histoire, Syndicaliste de l’éducation nationale. Je signe l'appel "La gauche fait Front" :
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avril 4, 2012
The feedback received through this platform underscores a profound national desire for a genuine political alternative. Our ongoing discussions with local representatives confirm that this collective initiative is being noted by those in positions of influence. We continue to refine our strategy to ensure that the priorities of our supporters remain at the center of the current debate.
A atteint 100 soutiens
avril 4, 2012
6 Comments
J en peux plus de voir nos services publics detruits. On a besoin de changement radical.
BRAVO. Mélenchon est le seul qui parle vrai pour nous les ouvriers.
Tout à fait d accord. Il faut reprendre notre destin en main et sortir de cette logique de profit.
Le rassemblement est la seule solution face au rouleau compresseur financier. Go 68 !
Trop de casse sociale. Il est grand temps d avoir une vraie politique de gauche pour le peuple.
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